Twelfth Knight Degradation Essay

2662 WordsMay 17, 201311 Pages
Les réseaux sociaux, véritables machines à inventer les mots PARIS - «Machines à user les mots». Totalement détournés de leur sens premier comme «social» ou «ami», les réseaux sociaux sont aussi de puissants outils collectifs où s'invente et s'expérimente le langage, estiment des linguistes et spécialistes des médias. Le rapport semble en effet assez lointain entre la vie de la société et une expression comme «TV sociale», qui désigne la manière dont les internautes commentent en direct, sur ces réseaux, le déroulement des émissions télévisées. Et l'affection qui relie deux êtres dans l'amitié n'a sans doute pas grand chose à voir avec les «amis» Facebook, inconnus pour la plupart, rivés à leurs activités sur la Toile. «Je n'ai pas d'ami sur Facebook», ironise le journaliste et blogueur Guy Birenbaum, dont le compte, «Aimé» 5375 fois, affiche sur sa page d'accueil une photo: «Vous êtes en zone dangereuse». Avec internet, le langage «n'a jamais autant évolué», se réjouit-il. «C'est un formidable espace de circulation et de partage mais il n'y a pas que du bon. Je n'aime pas le langage des textos mais les nouveaux mots inventés sur les réseaux sociaux sont souvent les plus jolis», ajoute-t-il, intarissable sur son chouchou du moment: «la perpétweeté». «Un bon mot qui reste, dit-il, c'est comme pour la musique, quand quelque chose s'impose à tous, universellement. C'est ça internet et la culture populaire». Jean Véronis, professeur des universités spécialiste du langage, adore le mot «blogue» et la façon dont il est né. Il raconte: «ça vient de log, la bûche, qui attachée à une ficelle servait à mesurer les noeuds marins, reportés ensuite sur le carnet de bord du capitaine, devenu carnet de bord de la toile, du web, duquel on a gardé le B, pour B-log». Darwinisme lexical Cet universitaire rejette l'idée selon laquelle les réseaux sociaux

More about Twelfth Knight Degradation Essay

Open Document