Malden Mills Essay

2141 WordsJan 19, 20129 Pages
MONDIALISATION ET GLOBALISATION: NOUVEAUX HABITS DE L’IMPERIALISME? L e terme de “globalisation” a, selon François Chesnais, été forgé au début des années 80 dans les grandes écoles américaines de management de Columbia, de Harvard ou de Stanford. Popularisé par les travaux d’anciens élèves de ces écoles (le Japonais K. Ohmae et l’Américain M. E. Porter notamment), le terme s’imposa peu à peu à travers la presse économique et financière anglo-saxonne, avant de s’acclimater au discours des économistes et aux politiques néo-libéraux. Selon Chesnais toujours, le message délivré aux grands groupes industriels et financiers par le discours des promoteurs de la globalisation peut se résumer dans les termes suivants : 1°) La libéralisation des marchés a levé les obstacles au déploiement de vos activités partout où la rentabilité de vos capitaux peut être assurée. 2°) Les nouvelles technologies de l’information mettent à votre disposition des moyens modernes et exceptionnellement puissants pour faciliter les échanges et les déplacements de vos capitaux. 3°) Il ne vous reste plus qu’à y adapter vos stratégies financières et commerciales internationales. A ce triple message, imaginé par Chesnais, on peut ajouter une quatrième dimension de la globalisation : des institutions internationales (Organisation Mondiale du Commerce, F.M.I., Banque Mondiale, etc.) sont mises à votre disposition pour imposer aux Etats nationaux des politiques économiques et commerciales les plus favorables à votre expansion. Si le terme de anglo-saxon de “globalisation” n’a pas eu de mal à s’imposer, il n’en est pas allé de même de sa traduction française sous le vocable de “mondialisation. La froideur de l’accueil qui a été réservé au terme français ne s’explique cependant pas que par l’engouement du milieu pour la langue anglaise, ni par le fait

More about Malden Mills Essay

Open Document